Le Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) est comme son nom l'indique destiné à élaborer des projets sur le long terme pour revaloriser et redynamiser les centres-villes. Ainsi, c'est aujourd'hui que se dessine la ville des années 2030.

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Le NPNRU prend toute sa dimension dans la politique de la Ville qui ne se conduit pas égocentriquement mais à l'échelle de la Métropole où l'idée-maîtresse est la complémentarité des programmes de développement.

 

 

Cette nouvelle mission au sein de laquelle prennent place tous les acteurs institutionnels et les citoyens -premiers concernés et premiers sollicités pour connaître leurs attentes- s'attache à poser les bases de la ville de demain. En termes de cadre de vie, d'habitat, de déplacement, d'environnement, d'emploi, d'écoles, de commerces, etc.

  

 

 

 

Le point avec Marc Vuillemot

Habitants, employés, commerçants, usagers, vivant notre centre ancien au
quotidien, mais aussi représentants de tous les quartiers tant le sujet dépasse
le périmètre de nos vieux quartiers, ont répondu si massivement à l'invitation
que, pour des raisons d'organisation et pour se conformer au processus
d'organisation prévu par les textes règlementaires, il a fallu refuser du monde.

C'est que l'enjeu est d'importance. Depuis près de vingt ans, La Seyne attend
que puisse être engagé un programme global et d'envergure de rénovation et
redynamisation de son cœur de ville. Habitat, espaces et équipements publics,
cadre de vie, mobilités et centralité, fonctionnalités urbaines de services, de
commerces, de « vivre ensemble », de culture et de loisirs, sont autant de sujets
qui appellent une mobilisation conséquente de la puissance publique, préalable à
celles des acteurs économiques et associatifs et des citoyens.

 

La Seyne en a d'autant plus assez d'être lésée que, comme dans tous les
centres anciens des villes moyennes, la situation se dégrade inexorablement,
année après année.

Une alternance politique au niveau de l'État n'a pas permis de voir démarrer
le « Grand projet de ville » de mon prédécesseur Arthur Paecht au début des
années 2000.

En 2006, pour le « programme de rénovation urbaine de première génération »,
celui qui a permis la rénovation de Berthe qui s'achève, l'État n'a pas retenu
notre vieille ville parmi les périmètres à traiter.

Candidate au « programme national de rénovation des quartiers anciens dégradés » 
en 2009, le projet que nous avons présenté au gouvernement d'alors a été positionné
en n°1 pour sa qualité et son urgence, mais a été « rétrogradé » par le ministre
en charge du logement au profit d'Aix et de Nice, pourtant bien moins bien classés.

Et, en 2013, si nous avons enfin obtenu que notre centre ville soit retenu comme 
« quartier prioritaire de la politique de la ville » pouvant bénéficier du 
« nouveau programme national de rénovation urbaine », il aura fallu attendre
cinq ans pour que, ces toutes dernières semaines, l'État annonce enfin pouvoir
abonder le budget nécessaire.

 

Des efforts mais une situation inquiétante
Le diagnostic de la situation urbaine, économique et sociale du quartier a été d'autant
plus facile à réaliser que, depuis vingt ans, chacun s'emploie, en mobilisant les maigres
moyens disponibles, à contrebalancer la dégradation économique et sociale.

Des places urbaines et des équipements publics ont été réhabilités ou créés. Un 
« permis de louer » vient d'être institué, qui va être mis en place dès que les décrets
seront publiés. Des dizaines de logements et commerces, façades et devantures, ont
bénéficié d'aides financières et techniques à la rénovation.

Des îlots insalubres ont disparu. Des passages traversants et des placettes ont aéré et
facilité le désenclavement entre les rues. Des espaces et cheminements végétalisés
ont vu le jour. Une « zone de rencontre » avec son nouveau plan de stationnement
a été mise en place. Le classement en « zone de sécurité prioritaire » a été obtenu et
nous venons de créer une « brigade municipale du cadre de vie »

 

Incivilités et sentiment d'abandon
Mais il reste trop d'irréductibles « marchands de sommeil » louant des taudis. Les
incivilités demeurent en matière de stationnement, de dégradations et de propreté
urbaine malgré les efforts de pédagogie et de sanction de nos agents. La délinquance,
malgré les efforts de la police nationale, est présente en certains lieux. Les acteurs
associatifs, privés de subventions et d'aides à l'emploi, s'essoufflent.

La situation socio-économique de nombre de résidents se dégrade. Beaucoup de
commerces et le marché sont en difficulté croissante face aux grandes surfaces
périphériques et à la vente par Internet, tandis que certaines cellules commerciales sont
appropriées par des personnes ne respectant pas toujours les règles fiscales, sociales
ou sanitaires, générant une concurrence déloyale et un sentiment de laisser-faire.

Les mobilités ne sont toujours pas à la hauteur des besoins de la desserte, de la quiétude,
de l'attractivité, et de l'enjeu environnemental.

Un sentiment d'abandon s'installe chaque jour un peu plus.

Sur la base de ces constats, la commune et la métropole ont ainsi présenté à des
dizaines de Seynois volontaires, globalement en accord sur le diagnostic de situation,
divers scénarios d'intervention urbaine et d'action pour la décennie à venir.

Au regard de l'urgence avérée depuis trop longtemps, j'ai fixé l'objectif d'un projet
arrêté en fin d'année, d'une validation par l'État au printemps prochain, et d'un
démarrage des premières opérations aux alentours de l'été. Si chacun se remonte
les manches, on peut y parvenir.

 
Cadre général

La Seyne-sur-Mer a été retenue dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). Le NPNRU, défini dans la Loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014, a retenu quatre quartiers prioritaires sur le territoire de la Métropole Toulon Provence Méditerranée.

Parmi eux, le centre-ville de La Seyne-sur-Mer en tant qu'Opération d'intérêt régional (OIR).

Où en sommes-nous ?

Nous arrivons au bout d'une phase d'études, indispensable pour définir les projets, faire des choix, établir des priorités.

Des études lancées par la Métropole en octobre 2017, sur une période de 18 mois (octobre 2017-avril 2019), selon 4 phases :

- Le diagnostic (pour lequel de précédentes consultations citoyennes ont été prises en compte par le cabinet d’étude).

- L'élaboration des scenarios d’aménagement (phase actuelle).

- L'élaboration du programme du projet urbain.

- La rédaction de la convention devant être passée avec L'ANRU.

 

 


 

Un travail mené avec la population seynoise

La réflexion collective pour le devenir du centre-ville de La Seyne ne se résume pas à cette phase de détermination des scenarios. Elle s'est faire dans la continuité de différentes réflexions et travaux menés ces dernières années avec les citoyens directement ou au travers de différentes instances participatives (Conseils de quartier, Comités d'usagers, etc.).