L’événement est récurrent mais rappelle à bon escient que la pollution lumineuse est un fléau qui affecte la biodiversité nocturne et l'environnement. L'hyper éclairage est supposé contrecarrer la peur du noir et répondre au besoin de sécurité. Le défi est de rationaliser l'usage et les supports. Un défi à très long terme.

 

La Seyne-sur-Mer se joint au « mouvement » national en procédant à l'extinction de l'éclairage urbain aux entrées de ville de 20h à 22h. En revanche, les lumières en façade de l'hôtel de ville et de l'église en centre-ville, ainsi que celles du Pont seront éteintes toute la nuit.

 

 

journuit2017

 

La Seyne, ville « verte »

La Ville affiche depuis l'an dernier le label « Territoire à énergie positive pour la croissance verte ». A ce titre, elle œuvre, entre autre, dans le secteur des économies d'énergie en investissant notamment sur le remplacement du matériel d'éclairage urbain vieillissant (remplacement des lampes ancienne génération, des luminaires, etc), sur la maîtrise des durées d'allumages ou encore sur l'ajustement des puissances d'éclairage. L'idée générale étant d'éclairer au moindre coût et de polluer le moins possible l'environnement. Fini les lampadaires éclairant autant le ciel que le sol !

 

Par ailleurs, l'éclairage public tout en répondant aux impératifs de sécurité impacte l'horloge biologique et physiologique humaine et la biodiversité. Bref, la problématique de l'éclairage artificiel dure depuis des années. Ce qui compte, ce sont les efforts accomplis pour optimiser la puissance des ampoules, l'orientation des faisceaux lumineux et la réduction des coûts.

A La Seyne, « l'exercice » a été lancé en 2009, bien en amont de sa classification en « Territoire à énergie positive pour la croissance verte ».

Ainsi, en 2009 la Ville dépensait 24€/habitant pour l'éclairage des bâtiments publics et l'éclairage urbain. En 2010, le coût est en nette diminution avec 17,50€/habitant. En 2016, il diminue encore et passe à 16,97€/habitant. 

 

Le point de vue de l'association française de l'éclairage
Il n'existe, à ce jour, aucune méthodologie de réduction des nuisances lumineuses permettant de concilier besoins et sécurité des usagers tout en protégeant à 100% la biodiversité.

Si 30% des vertébrés et 60% des invertébrés vivent partiellement ou totalement la nuit, le pic d'activités de la plupart des espèces coïncide avec le prix de demande en éclairage. Cette majorité d'espèce ne bénéficie donc pas des mesures d'extinction nocturne.

D'autres solutions plus efficaces doivent donc être envisagées afin de concilier au mieux les besoins humains et le respect des besoins de la biodiversité. Une mesure qui passera, à plus ou moins long terme, par la rénovation des installations du parc souvent vieillissant et souvent inadapté à la lutte contre les nuisances lumineuses.