Le 7 avril, le conseil municipal a voté le budget 2017. Il est équilibré. Les dotations de l’État qui ont beaucoup baissé ces dernières années, sont et resteront stables l'année prochaine. Malgré les baisses des années précédentes de ces dotations de l’État, la bonne gestion de la Ville a été unanimement saluée. Une gestion qui permet au maire d'assurer que les impôts n'augmenteront pas l'année prochaine.

Comme prévu, les dotations de l’État n'atteindront cette année, que 18,5 millions d'euros, sur un budget de 110 millions : «Depuis 2014, cela fait au total 4 millions de dotations en moins», pointe le maire, Marc Vuillemot. «Et ce, malgré une hausse constante de la démographie». Et ce ne sont pas la dotation de solidarité urbaine embryonnaire, la baisse des taxes d'habitation pour les plus modestes et l'exonération des taxes foncières pour les bailleurs sociaux (NDLR : décidées par l’État) qui arrangeront les choses.

Pas de hausse des impôts
Malgré cela, le produit de la fiscalité (+0,4% à 72,9 millions d'euros) reste quasi identique à 2016.
Principaux vecteurs de fiscalité, la taxe d'habitation et les taxes foncières sur le bâti et le non-bâti sont complétées par les droits de mutation, la taxe locale sur la consommation finale d'électricité et le prélèvement sur le produit des jeux, « qui confirme sa bonne tenue à 1,7 million d'euros», se félicite le maire. A noter que TPM perçoit désormais la taxe d'enlèvement des ordures ménagères mais reverse 13,4 millions à la Ville.

Maintien des subventions aux associations
Les charges de fonctionnement bénéficient des efforts de gestion des services municipaux : « Les charges à caractère général, à 14 millions d'euros, sont aussi libérées du transfert des ordures ménagères». Les subventions aux associations, pour leur part, se maintiennent à la hauteur de 2016 (14,3 millions d'euros de charges de gestion courante). «Mon intervention auprès du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) continue par ailleurs de porter ses fruits, réduisant encore de 500 000 euros notre contribution annuelle». Le transfert du SIVU (Syndicat Intercommunal à vocation unique) à TPM (Toulon-Provence-Méditerranée) allège également ces charges.

Charges de personnel à contenir
Restent les charges de personnel. Malgré le non-remplacement systématique des départs en re­traite et la réduction des heures supplémentaires, elles s'élèvent à 60,4 millions d'euros (+ 1,13% par rapport à 2016). « La hausse du point d'indice, l'intégration d’une partie des primes aux salaires (NDLR : augmentant les cotisations so­ciales), les quatre tours d'élections en 2017, et le Glissement vieillesse technicité ont joué sur la masse salariale», rapporte Marc Vuille­mot, non sans préciser qu'il s'agit de “décisions nationales”.
Les charges financières (5,3 millions d'euros) sont elles en légère baisse : «C'est un long challenge. Des emprunts ont été contractés avant 2008. Nous avons renégocié les emprunts structurés de Dexia (variables) à taux fixe, et provisionné 3 millions d'euros en cas de conflit avec CARI (NDLR : Port de plaisance)».

Amélioration de l'autofinancement
Les investissements devraient s’élever à 12,6 millions d'euros en 2017 : «On observe une petite reprise liée à l'amélioration de la capacité d'autofinancement, qui passe de 6 à près de 10 millions d'euros».
La Ville poursuit donc le mode de gestion des deux années précédentes. «Contraints par notre histoire budgétaire, la loi de programmation de finance, et regrettant de devoir mettre les services à la diète, nous main­tenons, malgré tout, le service public communal, dans un esprit d'égalité républicaine».

Gwendal audran et sylvette pierron

 

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